Péripéties Roumaines

Les tribulations de la famille Lapin en expatriation en Roumanie. Infos, bons plans et délires en direct.

mardi 17 mars 2009

C'est comme qui dirait pas tombé dans l'oreille d'un sourd !

Au menu de ce soir chez les lapins, c'est FLORALINE !!

Grâce à Marianou, elle sait pourquoi, et d'ailleurs ya qu'elle qui peut vraiment comprendre ce qui suit.

JB : Qu'est ce qu'on mange ?

Maman Lapin : De la Floraline.

Pierre : .... oOOoh NON ! C'est pour les vaches !

Marianou, ma caille, dis-moi,  est ce que je dois en déduire que tout ce qu'on s'est raconté sur skype pendant une demie heure, Pierre Lapin l'a aussi retenu ?....

Recette pour une maman Lapin qui a la flemme de faire à manger pour 4 petits lapins zaffamés.

1 l  de lait
100 g de semoule de blé fine
sel, poivre, noix de muscade
un peu de gruyère rapé

Faites chauffer le lait, versez la semoule en pluie et mélangez bien jusqu'à épaississement. Ajoutez le gruyère, assaisonnez, c'est prêt et ça vous a pris 3 minutes.
1 banane en dessert pour les vitamines, voilà votre petit lapin avec un estomac bien calé pour la nuit !

Pour l'anecdote, Maman Lapin fait régulièrement de la floraline à ses petits lapins depuis un fameux soir de déménagement à Saint Etienne où Catherine, la maman de Marianou en avait fait à Jb et Camille, il y a bieeeen longtemps de ça.

Depuis, à chaque fois qu'elle en refait, elle repense à Catherine et à sa gentillesse. Et Maman Lapin sait que où qu'elle soit aujourd'hui, au ciel ou au paradis, le lieu importe peu, quand maman Lapin pense à Catherine, c'est sûr, Catherine pense aussi à elle. Et ça c'est bien.

Mille bises ma Marianne, prends soin de ton bedon et vive la Floraline !

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dimanche 15 mars 2009

Une grande amie

feature1La famille Lapin a une très très bonne amie à qui elle rend souvent visite ces derniers temps.

Cette dame s'appelle Donna Hay.

Bien entendu la famille Lapin ne lui rend visite que culinairement, puisque Donna Hay vit en Australie.

Cette "styliste culinaire" (vous aussi ça vous intrigue ce métier...) vit en Australie et a écrit de nombreux livres de cuisine.

Celui qui  accompagne la famille Lapin depuis plusieurs années maintenant c'est celui-ci, dans lequel Donna Hay revisite lesgourmandises grands classiques de la gourmandise. Et on en aurait l'eau à la bouche rien qu'en lisant les intitulés... Gâteau à la crème et au caramel, crumble aux pommes et aux myrtilles, cookies au muesli, brownie au chocolat... s'il n'y avait aussi les magnifiques photos de Mr Con Poulos pour soutenir notre imagination débordante, et faire se tortiller d'aise les petits lapins affamés.

Aujourd'hui  Papa Lapin avait envie de Quatre quarts aux pommes.

Allo Donna Hay ?

Elle lui a conseillé d'essayer le gâteau brioché à la pomme et à la cannelle...

Aussitôt dit, aussitôt fait, une armée de petits lapins s'affaira quelques minutes dans la cuisine. Et voilà le résultat !

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Des petits lapins bien contents.

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Ca vous fait envie ? On vous livre la recette...

Ingrédients :

185 g de beurre ramolli
1/2 cuiller à café de cannelle en poudre
150 g de sucre semoule
3 oeufs
200 g de farine
1/2 cuiller à café de levure chimique
7.5 cl de lait

garniture
4 petites pommes vertes, pelées, coupées en 2 et vidées
1 cuiller à café de sucre
1/2 cuiller à café de cannelle en poudre
6 cl de confiture d'abricot tiède

Préchauffez le four à 160 °C.
Mettez dans le robot mixeur le beurre ramolli, le sucre et la canelle. Bien mélanger.
Ajoutez les oeufs un par un, mélangez.
Puis la farine, la levure, le lait. mélangez. (notez qu'un Pierre Lapin est très utile pour tourner le bouton du mixeur)
Chemisez le fond d'un moule à bords amovible avec du papier sulfurisé (ou beurrez un moule normal) de 22 cm de diamètre et versez y la pâte.
Incisez le dessus des demi-pommes, en pratiquant une rangée d'entailles profondes, puis disposez les fruits sur la pâte à gâteau.
Pas besoin de laver votre saladier ou presque, les petits lapins aiment beaucoup la pâte crue... !
Mélangez le sucre et la cannelle, pour en saupoudrer les pommes.
Faites cuire le gâteau pendant 50 minutes. Badigeonnez-le de confiture tiède puis prolongez la cuisson de 10 minutes.
Servez-le chaud accompagné de crème fraîche épaisse (vous qui êtes en France, soyez mignons, prenez de la crème d'Isigny AOC en pensant fort à Maman Lapin et savourez votre chance incommensurable... !).

NB Ce gâteau est normalement prévu pour 8 à 10 personnes... les lapins sont gourmands, ils en sont venus à bout (presque) en une seule fois... oui oui.

Posté par Asibella à 17:40 - Ca s'est passé chez nous ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 28 avril 2008

Paste fericit !

Maman Lapin s'est procuré grâce aux conseils avisés d'une amie, un livre de recettes intitulé "Savoureuse Roumanie". savoureuse_roumanie
Jusqu'à présent, les quelques recettes qu'elle a suivi se sont révélées délicieuses et très faciles à réaliser.
Mais ce qui rend ce livre si exceptionnel c'est les souvenirs que nous distille l'auteur, Radu Anton Roman, au gré de sa mémoire, toujours sur un ton humoristique dont Maman Lapin se délecte.

Elle vous en livre quelques lignes, qui sont de circonstance, puisque les Orthodoxes ont fêté Pâques hier.

GIGOT D AGNEAU ROTI (Miel la tava)

1 PLAT A FOUR DE GRANDE TAILLE (IL EST DOMMAGE DE DECOUPER L AGNEAU DU SEIGNEUR EN MORCEAUX)
1 BEL AGNEAU DE 6 A 8 KILOS PRET A ENFOURNER (SANS LA LAINE, SANS LA TETE, LE COU, LES ABATS ET LES PIEDS)
20 CL d HUILE
200 G de BEURRE
SEL, POIVRE
2 VERRES DE VIN BLANC
2 à 3 BOTTES d'AIL NOUVEAU
1 à 2 TETES d'AIL SEC

Oublier le spectacle pascal que maman imaginait et montait, en y investissant un bon mois à l'avance tout son art de la mise en scène et son étonnant sens scénographique ? Ce serait oublier qui je suis !!

Nous partions dès l'aube, en nous tenant par la main, toute la maisonnée : Toni, Lidia, Ghita, Stelica, Anca, Mircea, Radu, nous savourions la "pâques" douce et fraîche dans la cour de l'église, nous nous congratulions, toute la ville et nous, à l'occasion de la Résurrection, une parfaite carte illustrée : les dames devant, les enfants au milieu,  les messieurs derrière, deux familles. La dictature du prolétariat nous avait entassés dans le même appartement de quatre pièces et une seule cuisine, par où l'on entrait, et où nous avions finalement fraternisé; enfin, je résume, sinon, je commence un roman et j'oublierais la recette. Je savais que nous étions orthodoxes, mais je savais aussi que depuis trois cents ans nous étions gréco-catholiques, sans l'ombre d'un conflit intérieur (quel oecuménisme serein nous avons vécu, nous autres Transylvaniens, tout au long de la longue route de notre histoire, trop accablée de tragédies pour être déchirée par des drames.)

Sur la table trônaient les saladiers d'oeufs peints, entourés de plats de pâté d'agneau en crépine, de fromageon doux,oeufs_color_s d'oignons et d'ail nouveau, les cozonaci et la pasca aux raisins secs. Les carafes de vin cozonacrouge de Delau mare pleuraient des larmes froides en se chambrant. De la cuisinière arrivaient par ondes les effluves parfumés de stufat. Sur la petite table reposait la ciorba d'agneau aux fines herbes.

Nous attendions, figés par l'importance de l'instant, les bras le long du corps -Maman jetait un coup d'oeil satidfait à ma cravate pendant que mes genoux tremblaient, pointant au ras de ma culotte courte. La vedette, le triomphe et le clou de la fête (que je percevais davantage comme celle de ma mère que celle des rites) se faisaient attendre. Finalement (je ne vais pas décrire toute la représentation), à la lueur d'une purée de pommes de terre au lait de buflonne et au beurre de vache à son premier vêlage - baratté juste la veille du dimanche de Pâques-, encadré de salade verte aux oignons rouges assaisonnée d'huile d'olive, de vinaigre de cidre avec juste quelques tranches de radis de saison, il entrait en scène, lui, le rôti d'agneau, le héros du jour.

miel_la_tava

Papa et Stelica en avaient les larmes aux yeux, Lidia souriait et de son sourire émanait un voile de lumière dorée qui nous enveloppait tous. Nous, les gamins, nous nous empiffrions cérémonieusement jusqu'à nous en rendre malades. Enfin, Maman nous applaudissait, contente : elle avait réussi; une voix de trompette nous annonçait la victoire, nous pouvions donc nous arrêter et boire un doigt de vin doux, d'un neuburger que quelqu'un avait envoyé à Papa de Blaj.

Venaient alors les lauriers officiels à la "chère Toni":"Quel dommage, chérie, que tu aies abandonné le théâtre. Sans moi, se vantait traitreusement Papa, tu serais aujourd'hui, à Paris une seconde..." suivait un nom que je n'arrive plus à me rappeler malgré tous mes efforts.

Piler l'ail sec, couper l'ail frais en tranches fines.
Ne pas laver l'agneau : essuyer l'extérieur avec un chiffon sec et passer un chiffon mouillé d'eau vinaigrée à l'intérieur.
Frotter intensément la viande de sel, de pâte d'ail, de poivre, puis la beurrer.
Placer le plat à four graissé à l'huile et au beurre dans le four très chaud ; dès que ça commence à grésiller, disposer l'agneau le dos en l'air.
Monter la flamme.
Arroser très souvent la viande de matière grasse jusqu'à ce qu'elle forme une croûte et commence à dorer.
Baisser alors le feu et verser le vin sur la viande, en se préparant à une intense activité d'arroseur payé à l'heure (parcequ'il faut bien une heure d'arrosage constant avec tout ce qu'il y a au fond du plat, et avec autant d'eau que nécessaire, jusqu'à ce que la fourchette rentre facilement).
Parsemer la viande et la sauce d'ail, décorer l'agneau pour sa dernière sortie de fines tranches d'ail nouveau et laisser encore 10 minutes au four, pour se parfaire.

Aujourd'hui, Mircea est en Grèce, plus orthodoxe qu'une vieille simandre des Météores. Anca s'est convertie à la religion catholique Romaine pour l'amour d'un homme. Les quatre autres personnages de la photo sont partis vagabonder, que Dieu les ait en Sa sainte garde, car je les ai beaucoup aimés... Moi, je ne sais pas, je vis sans doute encore une tragédie, puisque je suis pareillement orthodoxe et gréco-catholique sans aucun bouleversement.

"Christ est ressucité !", je vous le dis les larmes aux yeux ; trinquons en l'honneur de nos bien-aimés agneaux du Seigneur, qui se sont tant donnés à nous !

Du dimanche de Pâques au jeudi de l'ascension, les Roumains ne se saluent que par "Christ est ressuscité!", "En vérité, il est ressuscité!". Le jour de l'Ascension, ils se saluent par "Christ est monté au ciel!", "En vérité, il est monté au ciel !".

Posté par Asibella à 09:28 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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